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Description

Dans le cadre du Centenaire de la Cinémathèque, la Cinémathèque propose une exposition inédite consacrée à l'une des entreprises emblématiques de la ville : l’entreprise Heurtier, créée par Antoine Heurtier en 1939.

Après-guerre, son fondateur installe une véritable usine, modèle de production mécanique dans le quartier du Rond-Point. Spécialisée dans la production de
caméras et projecteurs cinématographiques amateurs, on lui doit notamment dans les années 70 la conception et la fabrication du P6-24, le projecteur le plus populaire du cinéma amateur en France et en Europe (plus de 40 000 exemplaires annuels). L'entreprise comptera jusqu'à 230 salariés à son apogée.
L'entreprise ne prendra néanmoins pas le virage de la vidéo des années 80. Après le départ à la retraite du fondateur en 1981, les brevets de la société tombent dans le domaine public, l'entreprise ferme ses portes, victime de la concurrence japonaise.
L'apparition du cinéma amateur au tout début des années 20, avec l'invention du format 9,5 mm Pathé-baby par Charles Pathé,
représente une véritable bifurcation de l'industrie cinématographique. Avec la réduction des coûts, des formats ou des surfaces de
diffusion, le cinéma n'entre pas seulement dans les foyers - préfigurant l'avènement de la télévision 50 ans plus tard - ; il permet
aussi à quelques particuliers de réaliser leurs propre films : scènes de la vie familiale mais aussi évènements publics, à l'abri du
regard des médias ou des grandes institutions cinématographiques.
Entre-temps, les congés payés et la réduction du temps de travail marquent l'avènement d'une société de loisirs qui profite à
l'industrie cinématographique. C'est dans ce contexte favorable que naissent des entreprises comme Heurtier (1939), spécialisée
dans la production de caméras et projecteurs cinématographiques qui rencontrent rapidement le succès commercial (jusqu'à 40
000 exemplaires annuels du projecteur emblématique de la maison, le P 6-24) jusqu'à l'apparition d'une concurrence internationale,
notamment japonaise dans les années 1980. Elle sonne le glas pour l'entreprise locale dont le fondateur, Antoine Heurtier fait valoir
ses droits à la retraite Les brevets de la société tombent dans le domaine public et l'entreprise ferme ses portes.
L'exposition, à partir de matériels provenant des collections Tomasini (collectionneur privé) et de la Cinémathèque, retrace l'histoire
passionnante de ce qui peut s'apparenter à une véritable révolution culturelle, dans laquelle Saint-Etienne tint une place
essentielle.

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