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  • Musée d'Art et d'Industrie
    2 place Louis Comte
    42000 Saint-Étienne

Description

Saviez-vous que Saint-Etienne s'appelait Armeville à la Révolution française ? C'est cette histoire que propose d'approfondir, l'exposition Armes pour cible, du musée d'Art et d'industrie.

A travers une scénographie en six parties immergeant le visiteur, l'histoire de l'industrie armurière se dévoile. Les visiteurs pourront à partir du 1er septembre et jusqu'au 3 janvier 2021, regarder à travers des mires et des viseurs, ou endosser l'habit d'un duelliste.
Le parcours de l'exposition se découpe par ordre chronologique. La spécialisation de Saint-Etienne dans la production d'armes à feu portatives, débute au XVIIIe siècle par la forge d'outils en fer, d'armes d'hast comme les lances et d'épées. En parallèle, l'industrie s'oriente dans la fabrication d'huisseries métalliques, et outils de quincaillerie à l'exemple des mécanismes de moulin à café.
Sur les rives du Furan et aussi en centre-ville, il faut répondre aux commandes des armées princières et royales. Centrée sur les armes de chasse et de guerre, les manufacturiers stéphanois exportent aussi leurs marchandises, depuis les ports de Bordeaux ou Marseille, pour la traite négrière. De 1820 à 1950, la Révolution française puis les guerres de l'empire conduites par Napoléon 1er viennent chambouler l'activité. Le code pénal de 1810 interdit aux armuriers français de produire des armes de guerre et de les commercialiser. En 1820, on note l'apparition de grands noms stéphanois à l'image de l'artisan armurier Claude Verney récompensé pour son travail sur une crosse sculptée d'un motif de Diane. A l'initiative de Louis XVIII pour relancer l'économie, de grands concours d'encouragements ouverts aux artisans avaient été lancés.

De périodes d'innovation en périodes de crises
Au long du XIXe siècle, la chasse bourgeoise se développe. De 125 000 chasseurs en 1844 - date où le permis de chasse a été rendu obligatoire -, la France en compte 450 000 en 1900. La seconde moitié du XIXe siècle laisse place à un tournant pour la Manufacture d'armes stéphanoise, et voit l'apparition de manufactures privées. Dès 1875, les armuriers déposent pléthore de brevets à l'image des systèmes de verrouillage des fusils développés par Verney-Carron. Ces innovations technologiques sont montrées dans les expositions industrielles, les espionnages industriels se portant légion au sein des stands. La chasse dans les colonies entraîne aussi l'essor de cette industrie. Les armes sont renforcées pour tirer les gros gibiers.

Dès 1920, de nouvelles crises impactent l'armurerie stéphanoise. La demande en armes de guerre croît, laissant les fabricants d'armes civiles à la peine. La diversification des activités s'intensifie et voilà qu'apparaissent à Saint-Etienne, la production de bicyclettes ou raquettes de tennis. La débâcle de 1940 permet ensuite à la France de constituer son stock d'armes qu'on lui connaît aujourd'hui selon le IHEID (Institut des hautes études internationales et du développement). En 2018, la France comptait près de 18 millions d'armes, le classant 2e des pays les plus armés de l'Union européenne. Il faudra attendre 1964 pour que la loi permette l'accès au plus grand nombre de la pratique. Nul besoin alors d'être propriétaire pour pouvoir chasser. Ensuite, l'industrie d'armes s'essouffle. Dès la fin des années 1960, la pratique de la chasse est contestée, et en dépit d'une année 1974 profitable, 1975 annonce la décroissance du secteur. La Manufacture travaille avec des sous-traitants pour produire le Famas (fusil d'assaut français) mais cette stratégie ne suffit pas.

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